La Fondation SNCF soutient depuis 25 ans des projets associatifs en faveur de nombreux publics vulnérables. Aujourd’hui, alors que les jeunes subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire, elle consacre une partie de sa dotation à des actions d’urgence.

Dans ce cadre, l’association SeSAM Bretagne a obtenu un soutien financier à hauteur de 10 000 euros, de la part de la Fondation, pour son action de prévention des détresses psychiques des adolescents et de leur famille, mise en œuvre au quotidien par les quatre Points Accueil Ecoute Jeunes portés par l’association.


Les Points Accueil Ecoute Jeunes, dispositif national mis en place sur le territoire national depuis 25 ans

L’utilité sociale des PAEJ sur leur territoire d’intervention est manifeste et a déjà pu être reconnue, notamment au travers d’une enquête nationale commandée en 2015 par la Direction Générale de la Cohésion Sociale (Rapport Alénium).

En d’autres termes, l’articulation des PAEJ avec les réseaux de prévention spécialisée et l’ensemble des réseaux jeunesse, leur collaboration auprès des institutions de droit commun – Education nationale, Information Jeunesse, Mission locale, services de soins – et leur complémentarité avec les Maisons Des Adolescents, les Espace Santé Jeunes et les Consultations Jeunes Consommateurs font, de ces lieux d’accueil et d’écoute désintitutionnalisés et généralistes, des interlocuteurs essentiels des jeunes et de leurs familles.

Depuis le début de la crise sanitaire, les équipes de professionnels sont restées mobilisées et ont démontré leur capacité d’adaptabilité et de souplesse nécessaires pour maintenir un lien auprès des jeunes les plus vulnérables.

Depuis la levée du 1er confinement, les PAEJ de l’association, comme ceux du territoire régional et national, sont confrontés à un accroissement sans précédent des demandes d’accueil et d’accompagnement.

La région Bretagne et l’Agence Régionale de Santé Bretagne ont entendu les diverses alertes, portées par le Réseau Bretagne des PAEJ, tout au long du second semestre 2020, et ont débloqué dans ce contexte des fonds exceptionnels pour permettre un renforcement, en 2021, des équipes mobilisées sur le terrain afin de répondre à l’afflux des demandes.

Pour autant, sur certains territoires ruraux, qui souffrent d’un défaut d’équipement et au sein desquels les freins de mobilité des jeunes et de leurs familles sont prégnants, les fonds exceptionnels obtenus ne permettent pas d’accueillir l’ensemble des demandes adressées aux PAEJ.

Aussi, le soutien apporté par la Fondation, dans le cadre de son fonds de solidarité jeunesse 2021, est une ressource précieuse qui va permettre à l’association d’œuvrer plus encore auprès des jeunes durement touchés par la crise sanitaire de ces derniers mois.

De concert, cette reconnaissance est un marqueur fort pour les professionnels de l’association qui sont restés engagés et mobilisés depuis plus d’un an auprès des publics, et qui inévitablement, comme tous les professionnels restés en première ligne, ont été mis brutalement à l’épreuve depuis le début de la crise sanitaire.

C’est donc une grande satisfaction pour les membres du Conseil d’Administration de l’association de savoir que son action et sa demande de soutien a retenu toute l’attention de la Fondation SNCF.

Pour autant, la question des moyens continue d’être au cœur des préoccupations de l’association. En effet, il nous faut déjà penser à 2022….. Car tous les professionnels de terrain s’accordent à le dire, les effets de la crise auprès des jeunesses ne sont pas voués à disparaître à court terme.

Pour certains publics, la COVID a provoqué des ruptures –affectives, sociales, psychiques, économiques – durables et il importe, plus encore demain qu’hier, de préserver les moyens supplémentaires consentis en 2021 aux équipes des Points Accueils Ecoute Jeunes afin que ces dernières continuent de prévenir les situations à risques et d’éviter les décrochages et les ruptures chez les adolescents et jeunes adultes.

C’est donc un enjeu majeur pour les PAEJ que de défendre leur utilité sociale sur leur territoire d’intervention dans un contexte de défiance, sans précédent, des jeunesses vis-à-vis des institutions.