« Depuis 2019, la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté inscrit les PAEJ parmi les acteurs incontournables en matière de prévention et de mise en œuvre, au cours de l’année 2020, de l’obligation de formation pour l’ensemble des jeunes jusqu’à 18 ans. De plus, alors que les difficultés sociales et éducatives sont accentuées par la crise sanitaire, en particulier au sein des familles les plus vulnérables, l’accueil et l’écoute inconditionnels proposés par les PAEJ seront particulièrement utiles aux jeunes et aux familles ».

En partenariat avec l’association Cap Avenir, gestionnaire du PAEJ de Vannes et membre actif du Réseau Bretagne des PAEJ, l’association a répondu à l’appel à projet national afin de développer de nouveaux lieux d’accueil sur le département du Morbihan. Deux territoires y apparaissent prioritaires : Pontivy Communauté et Auray Quiberon Terre Atlantique. Ce diagnostic s’appuie sur le croisement de données institutionnelles. Pour autant, il doit être complété par un travail effectué sur le terrain avec les partenaires locaux et les élus mais également avec les jeunes, les parents et les membres de l’entourage des jeunes.

Le souhait des 2 associations candidates est d’articuler le diagnostic avec les attentes du territoire pour formaliser le projet de fonctionnement des futures PAEJ. En d’autres termes, les deux associations proposent :

  • d’adapter le futur projet de fonctionnement des PAEJ (profils des professionnels, modalités d’accueil, publics accueillis) au réseau partenarial et à la nature des missions et des services de proximité déjà présents sur le territoire.
  • de co-construire et partager avec les acteurs déjà présents sur le territoire, afin de permettre une pertinence et une cohérence plus forte de l’implantation territoriale des nouveaux lieu d’accueil / d’antennes et de ses modalités d’intervention (lieu mobile / lieu fixe / actions collectives…).
  • de développer une vision départementale en terme de diagnostic territorial, pour penser les modes de coopération et de mutualisation possibles entre les structures déjà porteuses de PAEJ au vu de la raréfaction des fonds publics.

Par ailleurs, sur les territoires identifiés comme prioritaires, les deux associations souhaitent poursuivre leur travail par une évaluation des attentes des premiers concernés : les jeunes. Il s’agit de promouvoir une démarche de concertation auprès des publics jeunes pour comprendre comment les modalités d’accueil du PAEJ peuvent s’adapter au mieux à leurs attentes et au regard des usages de ces derniers sur leur territoire : lieux de présence, horaires de présence, modalité d’accueil ….

Concrètement, il s’agirait de mettre en place :

  • Des actions de mobilisation des jeunes en utilisant des outils tels que le porteur de parole (en numérique et en présentiel),
  • Des actions d’informations auprès des parents (réunions publiques),
  • Des interventions dans les établissements scolaires,
  • Des actions concertées avec les Missions Locales et le dispositif Garantie Jeunes.

Ainsi, en s’appuyant sur des valeurs associatives partagées, relatives notamment au développement du pouvoir d’agir des premiers concernés, cette phase de concertation garantirait l’adaptation du fonctionnement des futurs PAEJ aux besoins et aux attentes des jeunes et des membres de leur entourage.

Il est important de souligner que l’ensemble de ces orientations ont pu être partagées et co-construites avec les principaux institutionnels concernés : la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Morbihan ainsi que la délégation territoriale du Morbihan de l’Agence Régionale de Santé Bretagne.

Lors de différents temps d’échanges et de réflexion, en amont de l’élaboration du dossier de candidature, les deux associations ont pu affirmer leur volonté de partenariat dans le cadre de cet appel à projet – et non de mise en concurrence – afin de penser une offre de service adaptée à l’échelle du territoire départementale. La nécessité de développer des temps de rencontres entre les principaux acteurs de dispositif de proximité d’écoute à l’adresse des jeunes et de leurs familles, afin de s’assurer de la co-construction qualitative de la couverture territoriale du département, a été également soulignée à plusieurs reprises au cours des échanges.

Ainsi, au-delà de la formalisation d’une réponse à un appel à projet national, il est intéressant de souligner que cette actualité a permis de renforcer la volonté partagée des associations porteuses de PAEJ de travailler ensemble au service des jeunes et de leurs familles de leur territoire mais également de mettre en évidence la collaboration de qualité qui existe entre les institutionnels du département et les acteurs de terrain.

Erell DUGUE, Directrice de l’association